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  LANGUE JAPONAISE
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 Le haïku (le 21/06/2007 à 18h24)

Le haïku (俳句), terme créé par Shiki Masaoka (1867-1902), est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise, à forte composante symbolique, et dont la paternité est attribuée à Bashô (1644-1694). Le haïku tire son origine du tanka (ou waka) terme de poésie traditionnelle japonaise. Il s'agit d'un poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses. Encore appelé haïkaï (ou hokku, son nom d'origine), ce poème comporte traditionnellement 17 mores écrits verticalement.

 

Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis à peine plus d'un siècle. Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s'inspirer de cette forme de poésie brève. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, qui s'écrivait sur une seule colonne sous la forme d'un tercet de 5, 7 et 5 pieds pour les haïkus occidentaux. Quand on compose un haïku en français, on remplace en général les mores par des syllabes ; cependant, une syllabe française peut contenir jusqu'à trois mores, ce qui engendre des poèmes irréguliers.

 

À titre d'exemple, voici l'un des plus célèbres haïkus japonais, écrit par un grand maître, Matsuo Bashô

 
Dans le vieil étang
Une grenouille saute
Un ploc dans l'eau


L'original japonais est :

 
Fu-ru-i-ké-ya
ka-wa-zu-to-bi-ko-mu
mi-zu-no-o-to
(5-7-5, soit 17 mores)

 

Le haïku ne se contente pas de décrire les choses, il nécessite le détachement de l'auteur. Il est comme une sorte d'instantané. Il n'exclut cependant pas l'humour, les figures de style, mais tout cela doit être utilisé avec parcimonie. Il doit pouvoir se lire en une seule respiration. À voix haute, de préférence. Il incite à la réflexion. C'est au lecteur qu'il revient de se créer sa propre image. Ainsi, le haïku ne doit pas décrire mais évoquer. Plutôt qu'une phrase répartie sur trois lignes, le haïku procède par une notion de césure, le kireji.

La principale difficulté pour les haïkistes français est de retrouver une notion de flou qui est plus appropriée à la langue japonaise, qui n'utilise pas autant d'articles ou de conjugaisons que le français. Des débats ont également lieu pour tenter de donner des pistes sur la ponctuation. Des tirets, des espaces ou signes d'ondulation paraissent le mieux s'approcher de la façon d'écrire très sobre des japonais.

 

Mais ce n'est pas la seule règle que doit respecter un haïku, car il lui faut contenir un kigo (mot de saison), c'est-à-dire une référence à la nature ou un mot clé concernant l'une des quatre saisons. Notons qu'au-delà des quatre saisons traditionnelles, le jour de l'an est très important et peut être considéré en haïku comme une saison à part entière. Bien entendu, si la saison peut être nommée, le cadre poétique impose le plus souvent de l'évoquer. Cerisier en fleurs pour le printemps, vol de hannetons pour été, etc. Mais « pleine lune », qui ne peut être rattachée à une saison en particulier, constitue également un excellent kigo. Au Japon, des livres spécialisés recensent les expressions les plus courantes pouvant être utilisées comme kigo. Ceux-ci sont généralement placés dans le premier vers.

Quand le haïku ne contient pas d'élément indiquant la saison, on l'appellera un moki.

 

Les règles étant faites pour être transgressées, il n'est pas rare de trouver, même chez les classiques, des haïkus ne répondant pas à ces règles. Mais de l'ensemble doit se dégager ce que certains appellent un « esprit haïku » - indéfinissable en tant que tel. Il procède du vécu, du ressentir, de choses impalpables. Généralement, la structure court-long-court est conservée. Cela dit, la structure 5-7-5 est encore la plus courante.

Les haïkus avec une syllabe en moins sont parfois tolérés. Toutefois, au-delà de 17 syllabes, le verset n'est plus considéré comme un haïku.

Il existe de multiples écoles de haïku, de multiples tendances. Le haïku zen, le haïku urbain, le haïku engagé... Chacune pouvant ou non respecter les règles de base.

Le senryû est une forme de poésie similaire mais qui met l'accent sur l'humour au lieu de la nature, et où l'auteur se met plus facilement en avant. Il est généralement plus léger que le haïku. Le kigo n'est pas nécessaire pour écrire un senryû.

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 Quelques expressions françaises en japonais (le 01/05/2007 à 01h14)

1

習うより慣れよ

"C’est en forgeant que l’on devient forgeron"
"Narau yori nareyo"
2

は熱いうちに打て

"Battre le fer pendant qu’il est chaud"
"Tetsu wa atsui uchi ni ute"
3

燈台もと暗し

"Le phare n’éclaire pas son pied"
"Toutai moto kurashi"
4

火のない所に煙は立たない

"Pas de fumée sans feu"
"Hi no nai tokoro ni kemuri
ha tatanai"
5

苦しい時の神頼み

"La fête passée, adieu le saint" (prier Dieu juste dans le besoin)
"Kurushii toki no kamidanomi"
6

猫に小判

"C’est jeter les perles aux pourceaux"
"Neko ni koban"
7

朱に交われば赤くなる

"Qui prend un bain de safran, sa robe devient jaune"
"Shu ni majiwareba akaku naru"
8

うそも方便

"Même le mensonge peut agir pour le bien"
"uso mo houben"
9

案ずるより生むが安し

"La peur grossit les objets" 
"Anzuru yori umu ga yasushi"
10

の上にも三年

"Tout arrive à qui sait attendre"
"Ishi no ue ni mo sannen"
11

好きこそ物の上手なれ

"C’est l’amour qu’on porte à ce que l’on fait qui nous fait progresser"
"Suki koso mono no jouzu nare"
12

学問に近道なし

"Il n’y a pas de raccourci à l’apprentissage"
"Gakumon ni chikamichi nashi"
13

下手の横好き

"Etre mauvais dans son art mais persévérer par passion"
"Heta no yoko zuki"
14

三人寄れば文殊の知恵

"Deux avis valent mieux qu’un"
"sannin yoreba monju no chie"
15

出るくいは打たれる

"Le clou qui dépasse se fait taper sur la tête"
"Deru kui wa utareru"
16

石橋をたたいて渡る

"Etre précautionneux à l’excès, marcher sur des oeufs"
"Ishibashi wo tataite wataru"
17

噂をすれば影

"Quand on parle du loup, on en voit la queue"
"Uso wo sureba kage"
18

会うは別れのはじめ

"Les séparations entraînent des rencontres"
"Au ha wakare no hajime"
19

のるかそるか

"Les jeux sont faits! Rien ne va plus"
"noru ka soru ka"
20

人の噂も75

"Une rumeur ne dure le temps que d’une rumeur"
"Hito no uwasa mo nanajuugo
nichi"
21

親しき仲にも礼儀あり

"Même dans l’intimité, il y a des distances à conserver"
"shitashiki naka ni mo reigi ari"
22

正直は一生の宝

"La franchise paie toujours"
"Shoujiki ha isshou no takara"
23

聞くは一時の、聞かぬは一生の
"Demander, c’est regretter un instant, ne pas demander,
c’est regretter toute sa vie" 

"Kiku ha ittoki no haji, kikanu ga
isshou no haji"
24

住めば都

"A chaque oiseau son nid est beau"
"Sumeba miyako"
25 開いた口に塞がらない
"Rester sans voix face à tant de bêtise"
"Aita kuchi ga fusagaranai"

Chon-san

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 La langue Japonaise (le 20/04/2007 à 12h40)

La compréhension de la langue japonaise est primordiale pour comprendre la culture japonaise. La culture traditionnelle et la culture moderne japonaise reposent toutes les deux sur le langue écrite et le langage parlé.

Kyoto, temple Fushimi Inari

 

Le japonais est connu pour être très proche du dialecte des îles Ryukyu, formant alors la famille des langues japoniques. La théorie plus ancienne qui proposait qu'il s'agissait d'un isolat relatif à des langues défuntes est généralement rejetés par les spécialistes. Pourtant, sa classification reste controversée. La théorie la plus répandue est que les langues japoniques ne sont apparentées à aucune famille linguistique; cependant, d'autres théories controversées l'ont rattaché à des langues éteintes de Mandchourie, de la péninsule coréenne jusqu'à la super famille des langues ouralo-altaïques (finnois, estonien, coréen), ou des langues austronésiennes du Pacifique Sud.

 

Même s'il n'est pas apparenté au mandarin, le japonais a emprunté beaucoup de vocabulaire à cette langue. Le système d'écriture japonais lui-même a été développé de par l'influence des moines bouddhistes chinois à partir du Ve siècle.

 

La langue japonaise utilise conjointement deux ensembles de caractères distincts :

 

  • les kanji (漢字, littéralement « caractères des Han », ethnonyme des Chinois) écriture idéographique d'origine chinoise ;
  • les kana (仮名), système syllabique dérivé des kanji. Les kana se divisent eux-mêmes en deux groupes, les hiragana (平仮名) et les katakana (片仮名) :

Les katakana sont employés pour l'écriture de mots d'origine étrangère au Japon (ex. : チーズ : cheese, fromage en anglais), appelés gairaigo (外来語, littéralement « mots venus de l'extérieur »), d'onomatopées, de mots que l'on veut mettre en relief (comme pour l'italique dans l'alphabet latin), et de temps en temps de noms d'animaux et de végétation (surtout dans l'académisme et dans les restaurants), etc. ;

 

Les hiragana ont été composés à partir des kanjis par « simplification » (ex. : ), alors que les katakana sont eux une partie extraite d'un kanji (ex. : ). Les mots japonais non dérivés du chinois s'écrivent en hiragana (on qualifie ces mots de yamatokotoba 大和言葉, littéralement « mots du Yamato »). Mais la fonction première des hiragana est surtout d'écrire les enclitiques et suffixes grammaticaux des prédicats et parfois pour faciliter la lecture des kanji.

 

 

Il existe plusieurs méthodes de transcription du japonais en lettres latines ou rōmaji (ローマ字). La plus utilisée à l'étranger est la méthode Hepburn dite modifiée ou révisée (appelée Hebon-shiki au Japon). Cependant, un certain nombre de Japonais utilisent la méthode Kunrei ou kunrei-shiki qui diffère légèrement de Hepburn (certains Japonais, notamment ceux qui ont poursuivi des études supérieures, utilisent tout de même la méthode Hepburn).

 

Voici les syllabes en kana (hiragana et katakana) puis dans le rōmaji Hepburn :

 

Certains kana peuvent être modifiés par les diacritiques des syllabaires japonais, à savoir le dakuten () et le handakuten (). Par exemple :

 

  • ka ga ;
  • sa za ;
  • ta da ;
  • ha ba et pa.

 

 


À signaler pour la prononciation que les syllabes écrites en H désignent une voyelle aspirée (HA, HI, HU(FU), HE, HO) et que les syllabes écrites en R se prononcent d'une façon proche d'un L français un peu forcé (RA, RI, RU, RE, RO).

 

 

Laliarie

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